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Hippocampes (Syngnathidés)
Hippocampes (Syngnathidés)
Cette famille regroupe les espèces de poissons appelés « syngnathes » et « hippocampes ». La différence se fait dans la posture : les syngnathes sont allongés et tubulaires, alors que les hippocampes ont le corps dressé, avec une queue généralement enroulée et préhensile. Certaines espèces arborent néanmoins des formes plus ou moins intermédiaires.
Le système digestif rudimentaire de ces animaux et la petite taille des proies qu’ils ingèrent les oblige à se nourrir fréquemment.
La chasse occupe alors une grande partie de leur temps. Ils sont ainsi capables de manger quotidiennement jusqu’à 3000 crustacés microscopiques.
Depuis des centaines d’années, les syngnathidés intriguent l’être humain, notamment l’hippocampe pour sa forme étrange et sa tête comparée à celle du cheval. L’hippocampe est à l’origine de nombreuses légendes dans le monde entier, et sa représentation symbolique se perpétue encore aujourd'hui.

Il y a 6 produits
Corythoichthys Intestinalis : 8 à 10 cm
Corythoichthys Intestinalis : 8 à 10 cm
Ref : SYN-002
Hippocampe en aquarium : une maintenance spécialisée
Les Syngnathidés — hippocampes, syngnathes et dragons de mer — comptent parmi les pensionnaires marins les plus exigeants. Nageurs médiocres, dépourvus d'estomac, ils se nourrissent en continu et supportent mal la concurrence alimentaire. Un hippocampe en aquarium réclame donc un bac dédié, calme et parfaitement stable, plutôt qu'une place dans un récifal mixte.
Le bac idéal pour les Syngnathidés
- Hauteur d'eau d'au moins 45 cm, indispensable à l'accouplement et à la libération des juvéniles.
- Environ 50 litres pour un couple, plus 30 litres par couple supplémentaire.
- Température fraîche de 23 à 25 °C selon l'espèce : au-delà, les infections bactériennes explosent.
- Brassage doux, sans pompe de reprise puissante ni débordement aspirant.
- Points d'accroche multiples : gorgones artificielles, macro-algues, branches de corail mort.
- Filtration douce mais efficace, complétée par un écumeur correctement réglé.
Alimentation et cohabitation
Privilégiez systématiquement des sujets nés en captivité, déjà habitués au mysis surgelé : les individus sauvages n'acceptent souvent que le vivant. Comptez deux à trois distributions quotidiennes et retirez les restes, la charge organique montant vite dans un bac peu brassé. Une salinité tenue à 1,024 et des nitrates bas se contrôlent facilement avec un osmolateur automatique qui compense l'évaporation sans à-coups.
Les colocataires doivent être lents et peu voraces : gobies de sable, poissons-mandarin ou petits blennies conviennent, tandis que les labres, chirurgiens et anémones sont à proscrire. Pour composer le reste de la population, parcourez la sélection de poissons marins en vérifiant à chaque fois le tempérament et la vitesse d'alimentation de l'espèce retenue.